Relation entre associés : un défi que tout le monde ignore
Saviez-vous que 65% des startups à fort potentiel échouent non pas à cause d’un mauvais produit ou d’un marché défaillant, mais en raison de conflits ou mauvaises relations entre associés ? Cette statistique du professeur Noam Wasserman de Harvard Business School devrait faire réfléchir tout entrepreneur qui s’apprête à s’associer.
En France, les chiffres sont tout aussi préoccupants. En 2024, EY France a enregistré 66 000 défaillances d’entreprises, un record historique. Derrière ces chiffres froids se cachent des histoires humaines : des visions divergentes, des styles de leadership incompatibles, des conflits de pouvoir qui auraient pu être anticipés.
Plus inquiétant encore, une étude OpinionWay révèle que les conflits au travail coûtent 152 milliards d’euros par an à l’économie française. Dans ce contexte, bien gérer la relation entre associés n’est plus un luxe, c’est une nécessité stratégique.
Le piège invisible de l’association entre personnes qui ne se connaissent pas vraiment
Lorsque deux ou trois entrepreneurs décident de s’associer, l’enthousiasme initial masque souvent une réalité dérangeante : ils ne se connaissent pas vraiment. Ils partagent peut-être une passion commune, une expertise complémentaire sur le papier, mais ignorent tout de leurs modes de fonctionnement profonds.
Les recherches de Harvard Business Review montrent que 43% des fondateurs sont contraints de racheter leur cofondateur en raison de conflits interpersonnels. Ces mésententes ne surviennent pas du jour au lendemain. Elles germent dans l’incompréhension mutuelle des styles de personnalité, des préférences de communication et des approches décisionnelles.
Le pacte d’associés classique, rédigé par un avocat compétent, définit la répartition du capital, les modalités de sortie et les règles de gouvernance. Mais ce document juridique, aussi précis soit-il, ne peut pas anticiper les frictions humaines qui naissent de l’incompatibilité comportementale et ne prévoit tout simplement aucune disposition pour gérer la relationnetre associés.
Le profil DISC d’associé : une approche innovante
Imaginez qu’avant de vous engager, vous ayez accès à une cartographie précise de vos compatibilités et points de friction potentiels avec votre futur associé. C’est exactement ce que propose le concept de profil DISC appliqué aux associés.
Le DISC, évaluation comportementale utilisée par plus de 150 000 organisations dans le monde avec un taux de satisfaction de 97%, offre cette cartographie comportementale. Plus de 10 millions de professionnels ont déjà bénéficié de cet outil qui identifie quatre dimensions comportementales fondamentales : Dominance, Influence, Stabilité et Conformité.
Contrairement aux idées reçues, la complémentarité des profils ne suffit pas. Un associé à dominante D (Dominance), orienté résultats et décisions rapides, peut parfaitement fonctionner avec un profil C (Conformité), analytique et méthodique, à condition que les deux comprennent leurs modes de fonctionnement respectifs et établissent des protocoles de communication adaptés.
Les recherches publiées dans le Journal of Business and Psychology démontrent que les équipes utilisant les évaluations DISC ont connu une augmentation de 34% de leur productivité globale. Plus significatif encore, une étude de Harvard Business Review révèle que les managers utilisant le DISC étaient 21% plus susceptibles d’être considérés comme efficaces par leurs collaborateurs.
Appliqué au contexte particulier des actionnaires, le DISC permet de gérer la relation entre associés en identifiant les zones de friction comportementales avant qu’elles ne se transforment en crises.
Les quatre piliers d’une relation entre associés pérenne
1. La vision commune authentique fondement d’une relation entre associés harmonieuse
Deux associés peuvent affirmer partager la même vision tout en ayant des interprétations radicalement différentes. Le DISC permet d’objectiver ces différences. Un profil I (Influence) visualisera le succès à travers l’impact social et la reconnaissance, tandis qu’un profil C se focalisera sur la qualité irréprochable des livrables et le respect des processus.
L’alignement stratégique nécessite donc de décoder ces différences de perception et de construire une vision qui intègre les besoins profonds de chaque profil comportemental.
2. La complémentarité consciente
Dans 24 millions de PME européennes qui représentent 99% de toutes les entreprises du continent selon la Commission Européenne, les associations se forment souvent sur la base de compétences techniques complémentaires. Un développeur s’associe avec un commercial, un créatif avec un gestionnaire.
Cette complémentarité fonctionnelle est nécessaire mais insuffisante. Le DISC révèle les complémentarités et tensions comportementales. Un associé S (Stabilité), qui valorise la cohésion d’équipe et la progression graduelle, sera naturellement en tension avec un associé D qui privilégie les pivots rapides et les décisions tranchées.
La clé n’est pas d’éviter ces tensions, mais de les anticiper et de créer des mécanismes de régulation. Par exemple, établir qu’en cas de désaccord sur une décision stratégique, l’associé S bénéficiera de 48 heures de réflexion avant que l’associé D ne puisse valider l’action.
3. Les modes de décision explicites
Les conflits de direction naissent rarement du désaccord lui-même, mais de la manière dont il est géré. Le DISC identifie les styles de prise de décision naturels de chaque associé :
- Les profils D décident rapidement avec leur intuition et leur logique propre
- Les profils I cherchent le consensus et l’enthousiasme collectif
- Les profils S préfèrent les décisions progressives et sécurisantes
- Les profils C exigent des données complètes avant de trancher
Pour transformer la relation entre associés en avantage compétitif plutôt qu’en source de blocage, le pacte d’associés doit évoluer. Un pacte d’associés augmenté par le DISC intègre ces différences comportementales en définissant des protocoles décisionnels adaptés selon la nature et l’urgence des situations.
Concrètement, cela signifie créer un processus de décision en quatre étapes qui respecte les besoins de chaque profil :
Étape 1 – Analyse factuelle (pour rassurer le profil C) : Collecte des données chiffrées, études de marché, analyse financière. L’associé à profil Conformité élevé a besoin de cette base solide pour se sentir en sécurité. Durée recommandée : 3 à 5 jours selon l’urgence.
Étape 2 – Consultation collaborative (pour impliquer le profil I) : Réunion d’équipe pour recueillir les perspectives, brainstorming collectif, écoute des impacts humains. L’associé à profil Influence élevé a besoin de sentir l’adhésion collective et l’enthousiasme autour du projet. Durée : 1 à 2 réunions selon la complexité.
Étape 3 – Évaluation des risques (pour sécuriser le profil S) : Identification des scénarios négatifs, plan B et C, impacts sur la stabilité de l’entreprise et des équipes. L’associé à profil Stabilité élevé a besoin de cette anticipation pour accepter le changement. Durée : 1 à 2 jours de réflexion.
Étape 4 – Décision et action (pour satisfaire le profil D) : Une fois les trois premières étapes validées, la décision est prise dans un délai maximum prédéfini (par exemple 48h). L’associé à profil Dominance élevé a besoin de cette conclusion rapide et de passer à l’action. La décision devient alors irrévocable sauf changement majeur de contexte.
Ce processus hybride ne dilue pas la responsabilité décisionnelle, il la structure pour que chaque associé se sente respecté dans son mode de fonctionnement. Résultat : la relation entre associés devient un facteur de qualité décisionnelle plutôt qu’un frein à la réactivité.
4. La communication interpersonnelle structurée
Le coût de 152 milliards d’euros des conflits en France provient largement d’une communication défaillante. Dans la relation entre associés, ce problème est amplifié car les deux dirigeants sont censés prendre des décisions cruciales ensemble, rapidement, souvent sous pression. Or, chaque profil DISC a des préférences communicationnelles radicalement distinctes qui, si elles sont ignorées, transforment chaque échange en source de frustration potentielle.
Les profils D (Dominance) veulent des messages courts, directs, orientés action et résultats. Ils détestent les longues introductions et veulent savoir immédiatement : quel est le problème, quelle est la solution proposée, et quand agissons-nous ? Un associé D qui reçoit un email de trois paragraphes sans conclusion claire se sentira irrité et jugera son co-associé inefficace.
Les profils I (Influence) privilégient les échanges informels, l’enthousiasme, les histoires et la dimension relationnelle. Ils ont besoin de contexte émotionnel avant d’aborder les faits. Un associé I qui reçoit un message froid et factuel (“Les chiffres sont mauvais. Réunion demain 9h.”) se sentira brutalisé et perdra son énergie positive.
Les profils S (Stabilité) apprécient l’écoute sincère, l’empathie, la patience et la stabilité émotionnelle. Ils ont besoin de temps pour digérer les informations et détestent être brusqués. Un associé S face à un co-associé qui change constamment de cap sans expliquer le “pourquoi” et le “comment” vivra cela comme une agression de sa zone de sécurité.
Les profils C (Conformité) demandent de la précision, des faits vérifiables, des données chiffrées et du temps de réflexion avant de répondre. Ils détestent les approximations et les décisions prises “au feeling”. Un associé C qui reçoit une proposition basée uniquement sur l’intuition sans analyse approfondie perdra confiance dans le jugement de son partenaire.
Gérer la relation entre associés commence donc par cette prise de conscience fondamentale : votre style de communication naturel n’est pas universel, il est le reflet de votre profil DISC. Ce qui vous semble évident est opaque pour l’autre. Ce qui vous motive peut démotiver votre associé.
En établissant une cartographie relationnelle des associés via le DISC, les partenaires ne se contentent pas d’identifier leurs différences : ils créent un véritable “mode d’emploi relationnel” qui comprend :
Des rituels de communication adaptés : Par exemple, un duo D/S pourra décider que toute décision urgente sera d’abord annoncée brièvement (besoin du D), puis suivie 24h après d’un échange approfondi sur les implications (besoin du S).
Un langage commun pour exprimer les besoins : Plutôt que de dire “tu ne m’écoutes jamais” (accusation), l’associé S pourra dire “j’ai besoin d’un moment d’écoute avant de décider” (besoin exprimé). Le D comprendra qu’il ne s’agit pas de procrastination mais d’un besoin légitime de son partenaire.
Des déclencheurs de stress identifiés et anticipés : La cartographie DISC révèle que sous stress, chaque profil adopte des comportements prévisibles. Le D devient autoritaire et cassant. Le I devient dispersé et superficiel. Le S se ferme et évite les confrontations. Le C devient hypercritique et paralysé par l’analyse. En connaissant ces patterns, la relation entre associés peut être protégée : “Je vois que tu es en mode stress-D, faisons une pause de 30 minutes avant de continuer cette discussion.”
Des formats de réunion hybrides : Un associé I/D pourra commencer la réunion par 5 minutes de convivialité et d’enthousiasme, puis passer en mode factuel et décisionnel pour satisfaire le besoin de résultats. Un associé S/C bénéficiera d’un ordre du jour détaillé 48h à l’avance avec les documents d’analyse, tandis que la décision finale sera prise en fin de réunion pour éviter la frustration du profil D.
Cette structuration de la communication n’enlève rien à la spontanéité ou à l’authenticité de la relation entre associés. Au contraire, elle libère l’énergie qui était gaspillée dans les incompréhensions et permet aux deux dirigeants de se concentrer sur ce qui compte vraiment : faire grandir leur entreprise ensemble.n et des rituels de communication adaptés. Ils identifient leurs zones de confort respectives et, surtout, leurs déclencheurs de stress qui conduisent aux conflits.
Le pacte d’associés 3.0 : juridique et comportemental
Le cabinet France Notaires a publié en janvier 2025 un guide sur les solutions juridiques pour gérer les conflits entre associés. Ces mécanismes juridiques sont essentiels.
Mais le véritable pacte d’associés du 21ème siècle ne devrait il pas être hybride ?
Il pourrait ainsi intégrer :
- La dimension juridique classique : répartition du capital, droits de vote, conditions de sortie, résolution des blocages.
- La gouvernance évolutive : calendrier de révision semestriel, médiation préventive par un coach certifié DISC, plan de développement relationnel.
- La dimension comportementale : profils DISC de chaque associé, règles de communication, processus décisionnels adaptés, rituels de régulation des tensions, mécanismes d’alerte précoce des désaccords.
Cette approche n’est pas théorique. La Banque Européenne d’Investissement souligne dans son rapport 2024 l’importance des réponses stratégiques pour renforcer la résilience des entreprises de l’UE. Cette résilience commence par la solidité du groupe d’associés.
Cas pratique : transformer la tension en performance
Prenons l’exemple de deux associés d’une startup technologique. Alexandre, profil D/C élevé, est le directeur technique : orienté résultats, analytique, perfectionniste. Sophie, profil I/S élevé, est la directrice commerciale : relationnelle, empathique, recherchant l’harmonie.
Après 18 mois de collaboration apparemment fluide, les tensions éclatent. Alexandre reproche à Sophie son manque de rigueur dans le reporting commercial et ses promesses client irréalistes. Sophie accuse Alexandre d’être froid, autoritaire et de démotiver l’équipe commerciale.
L’intervention d’un consultant certifié DISC révèle que ces tensions ne relèvent pas d’incompétence, mais d’une incompréhension mutuelle des langages comportementaux. Alexandre, sous stress, devient hyperexigeant et coupant (comportement typique du profil C sous pression). Sophie, face à cette rigidité, se réfugie dans l’évitement et la sur-socialisation (réaction classique du profil I/S stressé).
La solution ne réside pas dans un changement de personnalité, mais dans l’adaptation consciente :
- Mise en place d’un tableau de bord commercial simple et factuel pour rassurer Alexandre
- Rituels hebdomadaires de feedback positif avant toute critique constructive
- Protocole de gestion de crise : Sophie bénéficie de 24h pour proposer un plan d’action avant qu’Alexandre n’intervienne directement
- Formation de l’équipe au DISC pour créer une culture d’entreprise prend en compte la force des différences
Résultat : la productivité de l’entreprise augmente de 28% en six mois, et les deux associés développent une relation de confiance basée sur la compréhension mutuelle plutôt que sur l’attente irréaliste que l’autre change fondamentalement.
Les signaux d’alerte à ne jamais ignorer
Face à ces signaux, trois options s’offrent traditionnellement : la cohabitation conflictuelle (catastrophique), la dissolution pour mésentente (coûteuse), ou la sortie d’un associé avec rachat de parts (traumatisante).
| Manifestations | Conséquenes |
| Évitement des conversations difficiles | Les associés cessent de partager leurs désaccords et privilégient l’évitement, créant une culture du non-dit toxique. |
| Conflits de valeurs entrepreneuriales | Ce qui semblait une différence d’approche devient une opposition de principes fondamentaux sur l’éthique, la croissance ou la culture d’entreprise. |
| Déséquilibre de l’investissement | L’un des associés sent qu’il porte l’entreprise pendant que l’autre profite, perception souvent amplifiée par une incompréhension des contributions non visibles. |
| Communication par intermédiaires | Les associés communiquent via les employés ou les conseillers plutôt que directement, signe d’une rupture relationnelle avancée. |
| Divergence sur la stratégie de sortie | L’un veut vendre rapidement, l’autre construire sur le long terme, révélant une absence d’alignement originel. |
Le DISC offre une quatrième voie : la régulation préventive. En identifiant ces signaux comme des manifestations de stress comportemental plutôt que comme des incompatibilités insurmontables, les associés peuvent activer des protocoles de médiation et d’ajustement avant que la situation ne devienne irréversible.
La prévention comme stratégie de gestion de la relation entre associés
Le Programme de Négociation de Harvard Law School a démontré que la gestion proactive des conflits coûte 90% moins cher que leur résolution a posteriori. Cette statistique devrait interpeller tout entrepreneur rationnel.
Investir dans un profil de couple business au moment de l’association ou lors des premières tensions représente un coût dérisoire comparé aux frais d’un conflit judiciarisé, sans parler de la destruction de valeur et du temps managérial perdu.
Les soft skills, longtemps considérées comme secondaires dans le monde entrepreneurial, sont aujourd’hui reconnues comme des compétences stratégiques. Les 66 000 défaillances enregistrées en France ne résultent pas toutes de conflits d’associés, mais combien auraient pu être évitées par une meilleure intelligence relationnelle ?
Construire une culture d’entreprise consciente
L’intégration du DISC dans la relation d’associés ne s’arrête pas au binôme fondateur. Elle irrigue toute la culture d’entreprise. Lorsque les dirigeants démontrent leur capacité à comprendre et valoriser les différences comportementales, ils autorisent l’ensemble des collaborateurs à en faire autant.
Cette culture de la complémentarité consciente génère des bénéfices mesurables : réduction du turnover, amélioration de la communication interne, accélération des prises de décision, augmentation de l’innovation par diversité cognitive.
Les modes de fonctionnement deviennent explicites plutôt qu’implicites. Les réunions sont structurées pour intégrer les besoins de tous les profils. Les projets sont composés d’équipes comportementalement équilibrées. Les feedbacks sont adaptés aux préférences de chacun.
L’alliance du juridique et de l’humain
La convention d’actionnaires la plus sophistiquée ne remplacera jamais la qualité relationnelle entre associés. Mais cette qualité relationnelle ne peut reposer sur la seule bonne volonté ou l’intuition.
Le DISC offre un cadre scientifique et éprouvé pour gérer la relation entre associés. Ce n’est pas un outil magique qui élimine tous les désaccords. C’est un langage commun qui permet de naviguer les désaccords de manière constructive.
Les recherches convergent toutes vers la même conclusion : l’échec entrepreneurial résulte rarement d’un manque de compétences techniques, mais presque toujours d’un déficit de compétences relationnelles et de gouvernance.
Une opportunité pour les coachs de dirigeants
Si vous êtes coach, consultant ou professionnel RH accompagnant des entrepreneurs, vous avez désormais une responsabilité claire : intégrer l’évaluation comportementale dans votre diagnostic.
Si vous êtes entrepreneur en phase d’association, ne commettez pas l’erreur de vos prédécesseurs. Avant de signer votre pacte d’associés, investissez dans un profil DISC d’associés. Les quelques heures et l’investissement financier modeste que cela représente pourraient vous épargner des années de conflits et des centaines de milliers d’euros de destruction de valeur.
Si vous êtes déjà associé et ressentez des tensions émergentes, il n’est jamais trop tard. Le DISC peut servir d’outil de médiation et de reconstruction relationnelle, à condition d’intervenir avant que les positions ne se figent dans l’hostilité.
La question n’est plus de savoir si vous devez évaluer la compatibilité comportementale avec vos associés, mais quand vous allez le faire. Chaque jour de retard augmente les risques de conflit de direction, de dissolution pour mésentente, et finalement d’échec du projet entrepreneurial.
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